Porte carte « La Part des Anges »

J’ai eu envie de réaliser un petit porte carte, sur le thème de ma région (Reims, Champagne).

 

 

Cet objet amusant représente « La Part des Anges », c’est ce qu’on dit de la partie de l’alcool qui s’évapore pendant son vieillissement dans le tonneau.

 

Le porte carte est en résine blanche.
On peut glisser une petite photo ou une carte dans la fente.

 

 

 

Cet objet rappelle aussi mon histoire familiale, car mon arrière-grand-père et mon arrière-arrière-grand-père étaient tonneliers dans les Ardennes.

Sur cette photo on peut voir mon arrière-grand-père dans la tonnellerie (deuxième homme en partant de la gauche) :

J’ai hérité de leurs outils de tonneliers en souvenir.

 

 

 

Les springerles

J’en parle souvent ici mais je n’ai jamais expliqué clairement ce qu’est un springerle. Ce n’est pas très connu à Reims et on ne le trouve pas en pâtisserie ici, pour cela il faudra aller un peu plus à l’Est.

C’est un biscuit sec à l’anis qu’on retrouve dans l’Est de la France, Allemagne, Belgique, Suisse, Autriche, USA. Il garde le même nom dans tous ces pays.

De nos jours, ceux qui n’aiment pas l’anis le parfument à la vanille, aux zestes d’agrumes (citron, orange), à l’alcool ou avec des arômes alimentaires.

Si vous voulez le prononcer en français avec l’accent alsacien : « Chprin’gèrlé ».

En ce qui concerne l’origine du nom, il y a deux écoles. Springerle veut dire : « petit sauteur », certains disent que c’est pour l’action de se détacher du moule, d’autres disent que c’est parce qu’il monte un tout petit peu lors de la cuisson et forme en quelque sorte deux étages qu’on distingue quand on le regarde de profil.

C’est un biscuit avec des ingrédients simples et qui se conserve longtemps. Si vous attendez quelques jours avant de le déguster, il sera un peu moins dur sous la dent (et traditionnellement c’est comme ça qu’il faut faire !). Il est très apprécié de nos jours pour son aspect, car sa recette permet de garder les détails les plus fins des dessins des moules, même après la cuisson. Traditionnellement on le formait avec des moules en terre cuite, des moules en cire, et des moules en bois (le bois des arbres de la ferme : prunier, poirier, cerisier). De nos jours on trouve des moules pour springerle : en terre cuite (des formes simples), en résine (à voir selon la législation du pays sur le contact alimentaire), en plastique, en métal (ça ne se fait plus trop, ça reste ancien ou pour les professionnels) et en bois (mais cette fois ci du bois qui est en accord avec la législation du pays, donc approprié au contact alimentaire).

Soit le moule imprime sa forme sur la pâte : on presse le moule sur la pâte et on découpe une forme autour, soit la pâte va dans le moule fariné et on ressort une forme toute faite.

En Europe, la recette traditionnelle donne des biscuits plats (je vous donne la recette ICI) sans beurre, sans levure, à l’anis en poudre. Vous pouvez moudre des graines d’anis ou trouver de l’anis en poudre dans les épiceries du maghreb.

Aux USA la recette donne un gros biscuit épais avec beurre et levure (de préférence « l’Alcali » pour ne pas déformer les dessins).

On trouve des musées du springerle dans quelques pays en Europe et aussi aux USA.

 

J’ai recoupé plusieurs sources pour vous expliquer tout ça. J’ai lu beaucoup sur le sujet (dont de très vieux livres en allemand, d’Allemagne et d’Autriche), tout simplement car c’est mon métier de fabriquer des moules depuis plus de 10 ans maintenant.

 

 

 

Fête de Sainte Catherine dans le Nord-Est

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de Sainte Catherine dans le Nord-Est.

Du temps de mes parents, le 25 novembre, les filles non mariées recevaient des cartes de leurs proches pour la Sainte Catherine, ce n’était pas pour se moquer, c’était la tradition, l’occasion de prendre des nouvelles, d’offrir une jolie carte (à part quand la jeune femme devenait vraiment âgée pour être célibataire, selon certaines familles traditionnelles, peut être y avait t il quelques moqueries…).

 

J’ai retrouvé plusieurs cartes que l’on envoyait à ma mère (ardennaise) quand elle était jeune (par chance, elle les a gardé). Je vous montre ces deux là car elles ont vraiment été créées pour la Sainte Catherine :

Sur les cartes on lui souhaite une bonne fête, on prend de ses nouvelles, on l’embrasse… On lui dit aussi « je t’imagine avec un beau chapeau vert et jaune » car, dans la tradition, les Catherinettes doivent porter ce chapeau, mais ici on lui dit ça pour rendre la carte agréable, ma mère n’a jamais porté de chapeau de Catherinette.

 

J’ai retrouvé une photo d’une personne de ma famille avec un chapeau de Catherinette :

 

De nos jours, dans le Nord et l’Est de la France, c’est juste l’occasion d’offrir un cadeau aux fillettes et jeunes femmes, même si elles sont en couple et même si la famille n’est pas chrétienne. Beaucoup, par exemple, reçoivent un petit cadeau de la part de la maman de leur copain.

Les garçons, eux, auront Saint Nicolas juste après (le 6 décembre), si la famille offre des cadeaux à Noël; sinon c’est Saint Nicolas pour tout le monde. Et oui, beaucoup de familles du Nord n’offrent pas les cadeaux aux enfants à Noël (moment très religieux, familial, ou au contraire, jour non fêté) mais le 6 décembre.

 

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Lors de la Sainte Catherine, il y a également les couturières qui sont encore mises à l’honneur de nos jours, comme on le faisait avant. D’ailleurs, elles gardent encore la tradition du « chapeau de Catherinette ».

Ma tante, qui était petite main pour Karl Lagerfeld, se souvient encore des jolies soirées de fête pour la Sainte Catherine.

 

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Si vous souhaitez créer une décoration pour la Sainte Catherine (pour décorer une carte, réaliser un bijou, une page de scrapbooking), voici un moule en silicone pour loisirs créatifs de « chapeau de Catherinette ». Disponible sur : CE SITE, dans la catégorie « fêtes ».

 

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Vous pouvez également créer des chocolats ou petits savons grâce à ce moule en plastique de chapeau de Catherinette, disponible : ICI.

 

 

 

La licorne de la cathédrale Notre-Dame de Reims

Saviez vous qu’une licorne toute mignonne se trouvait sur la façade de la cathédrale Notre-Dame de Reims ?

J’ai réalisé ce visuel d’après la licorne visible sur le devant de la cathédrale Notre-Dame de Reims.

En gardant le style occidental de la fin du moyen âge : entre chèvre blanche et cheval, avec cette barbiche de bouc présente sur les sculptures et tapisseries d’époque.

 

 

Voici où elle se trouve sur le devant de la cathédrale de Reims : (à l’arrière du gâble)

 

Voici ce que ça donne sur cartes postales :

Il est possible d’acheter un lot de 10 cartes ICI

 

Commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale Reims / Marne

 

J’habite un département (la Marne) qui a beaucoup été touché lors de la Première Guerre Mondiale. On y trouve encore, 100 ans après, des traces et même des corps de soldats dans certains champs à côté de chez moi. De beaux monuments aux morts érigés ici et là rendent hommage aux soldats, infirmières, civils, disparus.

Dans ma région, peu de choses ont été épargnés entre 1914 et 1918, pas même la Cathédrale de Reims qui fut bombardée dès 1914 et recevra au total plus de 300 obus. Une restauration extraordinaire permet à ce jour d’en faire la fierté de notre ville.

Cette année nous commémorons le centenaire de la Grande Guerre (1918-2018), et pour cette occasion, j’ai créé des porte-photos de la forme de la célèbre Cathédrale Notre-Dame de Reims accueillant le passage d’une colombe. La couleur blanche et la délicatesse de l’objet invitent à la paix et au souvenir.

La colombe est également un clin d’oeil à la légende selon laquelle une colombe aurait apporté la Sainte Ampoule (fiole contenant une huile sacrée) à Remi de Reims (futur saint Rémi), pour oindre le front de Clovis lors de son baptême.

 

 

On peut y glisser une photo, une carte souvenir, un petit poème…